ŒUVRES
de
FLORENTINE MULSANT

Symphonie n°1 pour cordes op 32
Fermer la fenêtre

8 6 6 4 2

(Mai 2005)

La Symphonie pour cordes en 5 mouvements op32 dont la durée est de 12mn30, a été composée en mai 2005.
Elle a été commandée par Radio France et créée le 5 février 2006 dans le cadre du Festival Présences par l’ Orchestre Philharmonique de Radio France.
Chacun des mouvements répond à une écriture et une atmosphère musicale particulière ; cependant l'unité de l'œuvre a été mûrement réfléchie et on peut ainsi dégager des correspondances entre le 1ier et le 5ième mouvement, le 2nd et le 4ième mouvement.
Le 3ième mouvement, point central de l'œuvre, répond quant à lui à une écriture radicalement différente.
Dans le 1ier mouvement, c'est une atmosphère pleine d'énergie et très harmonique qui domine. En effet, les 3 premiers accords servent de ferment pour l'ensemble du mouvement.
Le 2nd mouvement, lent et expressif propose tout d’abord un thème mélodique donné en dialogue aux altos et aux violoncelles. Il sera redonné à la ré exposition aux violons dans le grave et aux violoncelles dans l’aigu. Ce thème est entrecoupé d’une écriture plus harmonique et plus vive, sollicitant l’ensemble de l’orchestre.
Le 3ième mouvement est un hommage à Henri Dutilleux et notamment à son Quatuor à cordes « Ainsi la nuit » au chiffre 8 page 24 de la partition.
Il offre une écriture contrapointique, développée sous la forme d’un double canon :
Fluidité des pupitres des violons répondant aux pizzicati des altos et des violoncelles. Ce double canon est ré exposé en miroir avec une nouvelle répartition instrumentale.
Le raffinement des timbres et l'expressivité des cordes domine le 4ième mouvement. Celui-ci commence par un thème triste et lent donné par les altos, thème qui sera repris à la coda par les violoncelles en harmoniques.
Ce thème est entouré de fragments vifs, tout d’abord horizontaux, puis en accords écrits en trémolos.
Le final conclut la Symphonie dans un rythme extrêmement rapide, reprenant les couleurs harmoniques du 1iermouvement tout en les développant à nouveau. Il repose également sur une structure en miroir rétrogradé et demande à l’orchestre une grande virtuosité.
L’ensemble de cette 1ière Symphonie repose sur une forte cohérence harmonique et rythmique. En outre, elle m’a demandé une réflexion sur la couleur orchestrale qui doit avoir du relief malgré l’uniformité potentielle du timbre des cordes.

Extraits sonores



Retour en haut de page

(c) Florentine Mulsant, 2012